La loi du 5 septembre 2001 visant à améliorer le taux d’emploi des travailleurs a été complétée par un chapitre stipulant que si un employeur souhaite invoquer la force majeure médicale pour mettre fin à un contrat de travail, il doit proposer, dans les quinze jours suivant la résiliation du contrat de travail, une offre de reclassement professionnel à l’ex-travailleur en question.
Les maladies cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux sont les causes les plus courantes de décès dans le monde, entraînant l’hospitalisation et l’invalidité. Peu d’études portent sur les conséquences sociales de ces accidents cardiaques sévères. Pourtant un tiers des crises cardiaques, 25% des accidents vasculaires cérébraux et 40% des arrêts cardiaques surviennent chez des personnes de moins de 65 ans en âge de travailler.
Les troubles bipolaires, anciennement appelés psychose maniaco-dépressive, se présentent sous des formes diverses dont la plus typique se caractérise par une alternance de phases d’excitation (qu’on appelle maniaques ou hypomaniaques) avec des phases dépressives. Le retentissement sur la vie professionnelle peut être majeur.
Dans le cadre d’un récent arrêt de la Cour du Travail concernant le licenciement d’une travailleuse qui voulait reprendre le travail après le traitement de son cancer, le Dr Edelhart Kempeneers apporte quelques éclaircissements sur les notions de ‘discrimination’, de ‘handicap’ et d’‘aménagements raisonnables’, ainsi que sur les conséquences possibles de cet arrêt.
Une démarche de retour au travail après une absence en raison de problèmes de santé mentale en lien avec le travail peut constituer un levier à la mise en place d’actions de prévention primaire des risques psychosociaux. L’étude de cas réalisée par l’IRSST montre qu’une politique de réintégration au travail cohérente favorise la prise d’actions collectives en parallèle à l’accompagnement individuel des travailleurs concernés. Synthèse des enseignements de cette étude.
Les entreprises ont tout intérêt à maintenir le contact avec les malades de longue durée. Dans le cas contraire, ces travailleurs risquent le fade-out, un processus au cours duquel ils disparaissent progressivement du paysage pour ne plus revenir. Les contacts personnels, de préférence avec les supérieurs hiérarchiques, sont les plus efficaces pour favoriser le retour. C'est ce qu'a révélé une étude menée auprès de 200 entreprises par Mensura, Service externe de Prévention et de Protection au Travail.
En Belgique, quelque 11.000 personnes souffrent de sclérose en plaques, une maladie neurologique chronique. Malgré leur maladie, de nombreux patients peuvent continuer à travailler moyennant quelques adaptations. Que peut faire un employeur face à un travailleur souffrant de sclérose en plaque?
En matière de soins à domicile, la continuité des prestations offertes aux patients joue un rôle primordial. Or, ce secteur se caractérise par un très fort taux d’absences pour raison de maladie. Pour répondre au problème, l’asbl flamande de soins et services à domicile Familiehulp a lancé un projet baptisé "ik wil er wel-zijn" et a élaboré, avec le soutien du Fonds social européen (FSE), une véritable politique de gestion de l’absentéisme. Dans ce cadre, différentes expériences ont été menées afin d’étudier l’impact pratique de certaines actions menées dans le cadre de l’absentéisme. Les responsables du projet ont également testé diverses possibilités visant à réduire la pression de travail des employés.
Le diabète est une maladie qui touche de plus en plus de personnes. De nombreuses idées préconçues circulent à son sujet, notamment parmi les employeurs: les diabétiques ne pourraient pas aussi bien travailler, seraient plus rapidement fatigués, plus souvent absents… Et pourtant, les patients souffrant de diabète peuvent travailler de manière tout à fait normale, moyennant quelques aménagements.
Depuis le 1er janvier 2022, il est possible de démarrer un "Trajet Retour Au Travail", encadré par un coordinateur "Retour Au Travail". Le but du gouvernement fédéral est d’intervenir plus tôt et de manière plus personnalisée pour accélérer le processus de retour au travail et en augmenter les chances de réussite.
En Belgique, 60.000 personnes souffrent d’épilepsie, une maladie qui touche une personne sur 150. Bien qu’elle apparaisse souvent à l’enfance, elle peut aussi se déclencher à n’importe quel moment de la vie. Il y a plusieurs formes d’épilepsie. Il est donc important de ne pas généraliser. La plupart des personnes souffrant d’épilepsie peuvent mener une vie normale et travailler.